{"id":3651,"date":"2015-07-29T15:54:42","date_gmt":"2015-07-29T22:54:42","guid":{"rendered":"https:\/\/cldc.org\/?p=3651"},"modified":"2017-08-18T12:57:58","modified_gmt":"2017-08-18T19:57:58","slug":"city-dismisses-charges-against-sleeps-activist","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cldc.org\/fr\/city-dismisses-charges-against-sleeps-activist\/","title":{"rendered":"La ville abandonne les poursuites contre le militant de SLEEPS"},"content":{"rendered":"<p>EUGENE, OR : Le vendredi 24 juillet 2015, l'adjoint au procureur de la ville d'Eugene a abandonn\u00e9 une affaire p\u00e9nale qu'il avait d\u00e9pos\u00e9e et poursuivie contre Hedin Brugh, un militant de longue date de SLEEPS qui plaidait pour les sans-abri. Lauren Regan du Civil Liberties Defense Center avait d\u00e9pos\u00e9 une contestation constitutionnelle de la troisi\u00e8me tentative du comt\u00e9 de Lane de supprimer les droits du Premier Amendement sur la place de la libert\u00e9 d'expression Wayne Morse, situ\u00e9e aux rues 8e et Pearl. Regan et le CLDC avaient r\u00e9ussi \u00e0 contester deux tentatives ant\u00e9rieures du comt\u00e9 de Lane visant \u00e0 restreindre les droits constitutionnels des manifestants de SLEEPS qui occupaient la place de la libert\u00e9 d'expression Wayne Morse dans le cadre essentiel de leur manifestation pacifique. \u201c Chaque fois que le tribunal statuait en notre faveur et constatait que le comt\u00e9 avait agi ill\u00e9galement, le comt\u00e9 tentait de concevoir un autre stratag\u00e8me pour restreindre de mani\u00e8re inconstitutionnelle les droits du Premier Amendement sur la place de la libert\u00e9 d'expression Wayne Morse \u201d, a expliqu\u00e9 l'avocate Lauren Regan. \u201c Et chaque fois qu'ils concoctaient leur prochain plan, ils conspiraient avec le d\u00e9partement de police d'Eugene (EPD) pour appliquer ce qui s'est av\u00e9r\u00e9 \u00eatre des actions inconstitutionnelles, ce qui a conduit l'EPD \u00e0 arr\u00eater des manifestants l\u00e9gaux \u00e0 trois reprises distinctes d\u00e9sormais. \u201d<\/p>\n<p>Dans cette derni\u00e8re affaire, le comt\u00e9 a fabriqu\u00e9 le pr\u00e9texte que la manifestation de SLEEPS avait cr\u00e9\u00e9 un danger imm\u00e9diat pour la sant\u00e9 et la s\u00e9curit\u00e9, ce qui n\u00e9cessitait la fermeture imm\u00e9diate de la Place de la libert\u00e9 d'expression, malgr\u00e9 les preuves que SLEEPS avait maintenu la Place en meilleur \u00e9tat qu'elle ne l'avait trouv\u00e9e. Le conseiller juridique du comt\u00e9 de Lane a pr\u00e9sent\u00e9 une pr\u00e9sentation PowerPoint biais\u00e9e et exag\u00e9r\u00e9e dans l'intention de tromper les commissaires du comt\u00e9 pour qu'ils votent la fermeture d'urgence imm\u00e9diate de la Place de la libert\u00e9 d'expression Wayne Morse pour des raisons de sant\u00e9 et de s\u00e9curit\u00e9. Tous les commissaires, \u00e0 l'exception du commissaire Pete Sorenson, ont vot\u00e9 la fermeture de ce forum public traditionnel sur ces motifs fragiles ; l'intention r\u00e9elle \u00e9tait \u00e9vidente : faire cesser les manifestations de SLEEPS en cours sur la Place. Le m\u00e9moire d\u00e9pos\u00e9 par le CLDC s'appuyait sur des d\u00e9cisions de longue date de la Cour supr\u00eame : \u201c Le Premier Amendement refl\u00e8te \u201c un profond engagement national envers le principe que le d\u00e9bat sur les questions publiques doit \u00eatre libre, vigoureux et largement ouvert\u2026 . C'est pourquoi \u201c le discours sur les affaires publiques est plus que l'expression de soi ; c'est l'essence de l'auto-gouvernement \u201d. En cons\u00e9quence, \u201c le discours sur les questions publiques occupe le plus haut degr\u00e9 de la hi\u00e9rarchie des valeurs du Premier Amendement, et a droit \u00e0 une protection sp\u00e9ciale \u201d.\u201d<\/p>\n<p>Six jours plus tard, rien n'avait \u00e9t\u00e9 fait pour rem\u00e9dier \u00e0 ce pr\u00e9tendu danger pour la sant\u00e9 et la s\u00e9curit\u00e9. Lorsque les clients du march\u00e9 du samedi se sont r\u00e9unis pour les festivit\u00e9s du march\u00e9, ils ont d\u00e9cid\u00e9 de d\u00e9placer les barricades, de reprendre la Free Speech Plaza, et ont pu exercer leurs droits sans interruption par les forces de l'ordre toute la journ\u00e9e. \u201c Apparemment, l'urgence sanitaire suffisamment grave pour obliger les commissaires du comt\u00e9 de Lane \u00e0 ordonner la fermeture compl\u00e8te de cette zone de libre expression n'\u00e9tait pas assez s\u00e9rieuse pour justifier une application afin de prot\u00e9ger les batteurs du march\u00e9 du samedi, les acheteurs et les passants qui \u00e9taient assis et debout dans la zone de \u2018fermeture d'urgence\u2019 \u201d, a d\u00e9clar\u00e9 Regan. Cependant, d\u00e8s que les manifestants de SLEEPs sont arriv\u00e9s sur la Free Speech Plaza et ont \u00e9rig\u00e9 une de leurs tentes symboliques, huit policiers d'Eugene ont envahi la Plaza et ont ordonn\u00e9 aux gens de partir ou d'\u00eatre arr\u00eat\u00e9s. M. Brugh a d\u00e9cid\u00e9 de d\u00e9fendre son droit de r\u00e9union et de protestation dans ce forum public traditionnel v\u00e9n\u00e9r\u00e9, et a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 par le lieutenant de police d'Eugene, Natt.<\/p>\n<p>Hedin Brugh a d\u00e9clar\u00e9 : \u201c En tant que membre de la communaut\u00e9 des vendeurs ambulants, du cercle de tambours et de SLEEPS, je me suis retrouv\u00e9 dans la malheureuse position d'\u00eatre l'une des tr\u00e8s rares personnes \u00e0 savoir r\u00e9ellement ce qui se passait avec la fermeture de la Place, et aussi la seule capable de faire \u00e9cran pour toutes ces personnes qui avaient occup\u00e9 la Place ce jour-l\u00e0 et qui \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 parties pour la plupart. Je me bats pour mon dossier depuis deux ans. Pendant ce temps, j'ai \u00e9t\u00e9 soumis \u00e0 des comparutions devant le tribunal o\u00f9 le procureur de la ville a pr\u00e9sent\u00e9 des preuves trompeuses destin\u00e9es \u00e0 diffamer faussement la campagne SLEEPS et moi-m\u00eame. Pendant ces deux ans, le procureur de la ville a utilis\u00e9 toutes les tactiques possibles pour faire avancer son dossier contre moi, rendant clair qu'il fallait me punir dans toute la mesure de la loi. J'ai \u00e9t\u00e9 contraint de payer des frais et des d\u00e9pens pour faire valoir mes droits constitutionnels. \u201d<\/p>\n<p>Le m\u00e9moire d\u00e9pos\u00e9 par le CLDC soutenait que le Comt\u00e9 pourrait avoir le droit l\u00e9gal de fermer un forum public traditionnel dans des circonstances tr\u00e8s \u00e9troitement d\u00e9finies, mais que cette fermeture doit \u00eatre pour la p\u00e9riode la plus courte possible afin de rem\u00e9dier \u00e0 \u201c l'urgence \u201d. D'autres tribunaux avaient statu\u00e9 qu'une fermeture d'un forum prot\u00e9g\u00e9 par le Premier Amendement pour des raisons de sant\u00e9 et de s\u00e9curit\u00e9 pendant plus de 24 heures \u00e9tait inconstitutionnelle. Oui, vous pouvez le fermer pour le nettoyer : mais vous devez le faire aussi rapidement que possible, puis rouvrir le forum dans les plus brefs d\u00e9lais. La place Wayne Morse Free Speech mesure 21 m\u00e8tres de large sur 22 m\u00e8tres de long ; il ne faut certainement pas six jours pour nettoyer une surface de ciment de cette taille. Clairement, le Comt\u00e9 tentait de faire taire les manifestations de SLEEPS et comptait garder la place ferm\u00e9e le plus longtemps possible. De plus, le CLDC a soutenu que la Ville avait viol\u00e9 les droits \u00e0 l'\u00e9galit\u00e9 de protection des manifestants de SLEEPs, comme M. Brugh, lorsqu'elle a appliqu\u00e9 la loi en fonction du contenu de l'expression ou du but du rassemblement. M. Brugh se tenait sur la place en frappant du tambour et en profitant de la journ\u00e9e avec ses coll\u00e8gues participants au March\u00e9 du samedi. Il a appel\u00e9 ses coll\u00e8gues manifestants de SLEEPs pour les informer que la place avait rouvert. Mais \u00e0 l'arriv\u00e9e de ses coll\u00e8gues manifestants de SLEEPs, la place fut soudainement de nouveau ferm\u00e9e, la police est intervenue pour harceler et arr\u00eater, et la loi a \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9e de mani\u00e8re tr\u00e8s diff\u00e9rente.<\/p>\n<p>La Cour de circuit du comt\u00e9 de Lane a tenu une audience le 14 juillet 2015, devant le juge Suzanne Chanti, pour entendre les preuves concernant le recours constitutionnel d\u00e9pos\u00e9 par la CLDC au nom de M. Brugh. Apr\u00e8s une audience d'une journ\u00e9e, il \u00e9tait clair que le tribunal semblait enclin \u00e0 accueillir la requ\u00eate de M. Brugh, ce qui aurait cr\u00e9\u00e9 une d\u00e9cision \u00e9crite du tribunal selon laquelle le comt\u00e9 et la ville avaient viol\u00e9 les droits constitutionnels des habitants d'Eugene pour la troisi\u00e8me fois au cours des deux derni\u00e8res ann\u00e9es seulement. Tout au long de l'audience, l'avocat de la ville a tent\u00e9 de renommer la place de la libert\u00e9 d'expression Wayne Morse en \u201cTerrace\u201d, apparemment dans une tentative d'\u00e9viter les connotations trop \u00e9videntes de \u201clibert\u00e9 d'expression\u201d dans le nom de la place. \u00c0 la fin de l'audience, le tribunal a donn\u00e9 \u00e0 la ville la possibilit\u00e9 de d\u00e9poser un m\u00e9moire de proc\u00e8s afin de tenter de r\u00e9pondre au m\u00e9moire d\u00e9pos\u00e9 au nom de M. Brugh. Le jour o\u00f9 ce m\u00e9moire devait \u00eatre d\u00e9pos\u00e9 aupr\u00e8s du tribunal, la ville a plut\u00f4t abandonn\u00e9 l'affaire contre M. Brugh, \u00e9vitant ainsi l'opinion \u00e9crite du tribunal qu'elle savait qu'elle perdrait.<\/p>\n<p>Ce n'est pas non plus la premi\u00e8re fois que cette tactique est utilis\u00e9e contre des manifestants locaux. Dans deux affaires f\u00e9d\u00e9rales de 2012-2013, des manifestants d'Occupy ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s alors qu'ils manifestaient constitutionnellement sur la place f\u00e9d\u00e9rale (\u00e9galement un forum public traditionnel b\u00e9n\u00e9ficiant des plus grandes protections du Premier Amendement). Dans chaque cas, apr\u00e8s que le bureau du procureur am\u00e9ricain ait engag\u00e9 des poursuites p\u00e9nales f\u00e9d\u00e9rales contre eux, le CLDC a d\u00e9pos\u00e9 une requ\u00eate en irrecevabilit\u00e9 des poursuites pour motifs constitutionnels. Dans chaque cas, lorsqu'il est devenu clair que le juge f\u00e9d\u00e9ral allait statuer en faveur des manifestants, le bureau du procureur am\u00e9ricain a rejet\u00e9 les accusations, emp\u00eachant ainsi le tribunal de rendre une d\u00e9cision \u00e9crite sur les questions constitutionnelles extr\u00eamement importantes soulev\u00e9es. Cela a forc\u00e9 le CLDC \u00e0 intenter une action en justice civile pour violation des droits civils contre le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral, qui a abouti \u00e0 des changements de politique \u00e0 l'\u00e9chelle nationale et a oblig\u00e9 le gouvernement \u00e0 payer les honoraires d'avocat et les frais engag\u00e9s par le CLDC dans le cadre du litige.<\/p>\n<p>\u201c Lorsque les droits individuels consacr\u00e9s par le Premier Amendement sont bafou\u00e9s ou diminu\u00e9s, nous sommes tous affect\u00e9s. L'\u00e9rosion de nos droits constitutionnels ne se produit pas n\u00e9cessairement d'un coup ; ce sont souvent des restrictions lentes, cach\u00e9es et progressives qui causent le plus de tort, car la majorit\u00e9 de la communaut\u00e9 n'en a pas connaissance ou n'agit pas pour les emp\u00eacher \u201d, a d\u00e9clar\u00e9 Regan. \u201c Utiliser les ressources des contribuables pour violer intentionnellement et sciemment les droits du Premier Amendement de la communaut\u00e9, pour arr\u00eater et poursuivre p\u00e9nalement des personnes comme M. Brugh, pour que la Ville et le Comt\u00e9 d\u00e9cident qui a le droit d'exercer ses droits sur la Place de la Libert\u00e9 d'expression ou non, puis, apr\u00e8s des ann\u00e9es de litige, de temps et d'efforts, pour rejeter l'affaire avant un verdict du tribunal, est une tactique l\u00e2che clairement destin\u00e9e \u00e0 \u00e9touffer la protestation. Si la Ville pensait gagner, elle aurait attendu l'avis du tribunal et l'aurait placard\u00e9 partout en ville. Au lieu de cela, la Ville a publi\u00e9 un communiqu\u00e9 de presse timor\u00e9 se lamentant sur les \u2018priorit\u00e9s\u2019 de la Ville. Eh bien, cela a \u00e9t\u00e9 une priorit\u00e9 pour la Ville et le Comt\u00e9 au cours des deux derni\u00e8res ann\u00e9es de consacrer l'avocat adjoint de la ville \u00e0 l'affaire au lieu d'un des procureurs r\u00e9guliers de la ville, et de citer plusieurs employ\u00e9s du comt\u00e9 \u00e0 compara\u00eetre pour la ville afin de d\u00e9fendre l'ordonnance de fermeture du comt\u00e9 lors d'un litige vigoureux. Cela a \u00e9galement d\u00fb \u00eatre une priorit\u00e9 pour M. Brugh et son avocat pro bono au cours des deux derni\u00e8res ann\u00e9es, car il \u00e9tait poursuivi p\u00e9nalement, avec des questions constitutionnelles cruciales pour une soci\u00e9t\u00e9 libre en jeu \u201d, a d\u00e9clar\u00e9 Regan.<\/p>\n<p>\u201c Rejeter une affaire comme celle-ci afin d'\u00e9viter une ordonnance d'un tribunal de circuit est irrespectueux envers notre syst\u00e8me de justice, irrespectueux envers toutes les personnes qui ont \u00e9t\u00e9 chass\u00e9es de la Wayne Morse Free Speech Plaza sous la menace d'une arrestation au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es, et irrespectueux envers moi et ma vie \u201d, a d\u00e9clar\u00e9 Brugh.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>EUGENE, OR : Le vendredi 24 juillet 2015, l'adjoint au procureur de la ville d'Eugene a class\u00e9 sans suite une affaire p\u00e9nale qu'il avait intent\u00e9e et poursuivie contre Hedin Brugh, une militante de longue date de SLEEPS qui d\u00e9fendait les sans-abri.<\/p>","protected":false},"author":13,"featured_media":3655,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[12],"tags":[27,65,54,79],"class_list":["post-3651","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-blog","tag-activist-defense","tag-first-amendment","tag-government-repression","tag-homeless-rights"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/cldc.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3651","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/cldc.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/cldc.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cldc.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/13"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cldc.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3651"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/cldc.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3651\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cldc.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3655"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/cldc.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3651"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/cldc.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3651"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/cldc.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3651"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}