Solidarity with Unist’ot’en – Legal Primer for Crossing the Canadian Border

28 novembre 2018

Les Wet’suwet’en qui vivent sur leur territoire traditionnel au camp d’Unist’ot’en ont lancé un appel demandant aux gens de venir vivre avec eux, pour aider à protéger leur terre du pipeline Coastal Gaslink de TransCanada. TransCanada menace de passer à l’escalade contre le camp, et ils ont besoin de soutien.

Par solidarité avec Unist’ot’en, et en soutien aux militants américains qui décident de s’installer sur le magnifique territoire d’Unist’ot’en, nous avons créé un guide pour franchir la frontière canadienne, et ce à quoi il faut s’attendre en cas d’arrestation. Lisez-le, appréciez-le et partagez-le avec tous ceux qui souhaitent franchir les frontières au nom de la justice !

CLDC KYR Canada

Pour l'histoire, les valeurs, l'état actuel des choses et plus d'informations sur le camp Unist'ot'en, comment le visiter et ce qu'il faut apporter, veuillez consulter : https://unistoten.camp/

Communiqué de presse du 1er octobre en provenance du camp :

“Les chefs héréditaires Wet’suwet’en condamnent les tentatives continues des gouvernements de la Colombie-Britannique et du Canada d'imposer des projets industriels non désirés sur les territoires traditionnels Wet’suwet’en (Yin’tah) en ignorant la juridiction et le titre du peuple Wet’suwet’en, tel que représenté par les chefs héréditaires (Dinï ze’ et Ts’akë ze’).

En violation d'Anuk Nu’at’en (nos lois), du droit canadien et de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, la Colombie-Britannique et le Canada ont permis à TransCanada de travailler sur son gazoduc Coastal Gaslink sur nos territoires de titre aborigène sans obtenir notre consentement ni entreprendre de consultation significative.

“ Le territoire – le Yin’tah, la terre, l’air, l’eau – tout cela appartient au peuple Wet’suwet’en. Nous n’avons jamais cédé, renoncé ni signé de traité pour céder cette autorité à qui que ce soit ”, a déclaré Dinï ze’ Na’Moks, chef principal du clan Tsayu. “ S’il faut prendre des décisions sur nos terres, c’est notre décision et celle de personne d’autre. ”

Le peuple Wet’suwet’en n’a jamais perdu en justice contre la Colombie-Britannique ou le Canada. Dans la décision Delgamuukw-Gisday’wa, la Cour suprême du Canada a statué que les droits et titres des Wet’suwet’en n’avaient jamais été éteints sur les 22 000 km² du Yin’tah des Wet’suwet’en. Comme il a été confirmé dans la décision Tsilhqot’in, le titre autochtone comprend le droit d’usage et d’occupation exclusifs des terres, ainsi que le droit de décider de leur utilisation.”

Voyez-les l'intégralité du communiqué de presse ici !

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